Durant toute ma vie, je n’ai fait que dessiner et créer mes propres modèles, et parcourir les marchands de tissus à la recherche de nouvelles sensations tactiles. Cette passion m’a été transmise par mes 2 parents: j’ai reçu de mon père un brin de l’ADN des filateurs du Nord, dont je regrette tant la disparition et, par tradition familiale, j’ai appris la couture aux côtés de ma mère.

A 9 ans, j’ai cousu mon premier pantalon en velours côtelé rose pâle, avec des poches montées. J’ai su que la couture m’accompagnerait toute ma vie. Ma machine à coudre, une Janome de compétition, me permet aujourd’hui de réaliser les premiers prototypes, avant la mise en production par l’atelier.

Je propose ce que je porte: un style BCBG audacieux, joyeux et faussement détaché, mettant en valeur nos formes et estompant nos imperfections. Je sais ce qui nous rend séduisantes dans la vie de tous les jours.

Je sélectionne mes tissus parmi les matières naturelles, laine, soie, coton, lin, Tencel, mais le défi est de taille, dans un monde ou plus de 50% des textiles sont fabriqués en polyester, polyamide, nylon. Des vêtements en plastique..

 

Ces textiles artificiels, produits à très faibles coûts, ont généré la naissance d’une fast fashion qui fait de notre terre une immense poubelle à vêtements bas de gamme : c’est une menace très sérieuse pour  notre planète.

Le polyester recyclé n’est pas non plus la solution, ne nous faisons pas berner : un vêtement en polyester ne se recycle qu’une seule fois et implique souvent l’ajout de matière neuve, régénérant une nouvelle pollution, y compris dans son processus de recyclage.

Pire, le polyester pollue à chaque lavage: en rejetant des microparticules, qui se dégraderont en nano particules, il est particulièrement néfaste pour notre écostystème.

Environ 50% des textiles sont aujourd’hui artificiels.

Aussi, outre les petits accessoires de couture et de décoration (passepoils, brandebourgs, cordon, boucles de ceinture, etc) qui sont aujourd’hui majoritairement en polyester, – matériaux intéressant pour sa solidité – mais en quantité anecdotiques dans le poids du produit final, l’attitude la plus responsable reste donc  d’acheter des vêtements sans polyester, nylon, polyamide, hors produits techniques, types vêtements de sport.

De même, je tiens absolument à fabriquer en France:

  • L’impact écologique d’un vêtement fabriqué hors de France, pour servir des consommateurs français, est immense et absurde. Pour ces raisons, je fabriquerai toujours mes modèles en France, que je complèterai d’accessoires produits sur leur terres d’origine, comme les écharpes en tartan fabriquées en Ecosse, participant ainsi au maintien des savoir faire traditionnels locaux.
  • Nous avons en France la chance d’avoir des écoles de mode, des ateliers et des couturiers exceptionnels, passionnés, rigoureux et efficaces, et ayant tous bénéficié d’une longue tradition de haute couture, comme en témoigne l’attractivité des plus grands groupes de luxe, tous français : il est naturellement de ma responsabilité de créatrice de mode, de soutenir cette merveilleuse industrie française, d’y maintenir ses emplois, et de générer de nouvelles vocations.

Ainsi, pour faire vivre notre élégante mode française, respectueuse de notre planète et de nos économies locales, il est vraiment important, pour le bénéfice de tous et de chacun, de ne plus fermer les yeux sur les étiquettes de ce que nous portons chaque jour.

 

Enfin, mon objectif n’est pas seulement de vous alerter sur l’impact de nos choix individuels, il reste, avant tout, de nous rendre jolie, confortable, confiante, élégante, en un mot : attirante ! N’est ce pas ce que nous souhaitons, au plus profond de nous, et à tout âge de notre vie ?

 

Bérengère DeBuchy

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